Après la débâcle de la loi Hadopi, et le vide de l'assemblée à ce moment là, le débat sur l'assiduité des députés est remis sur le tapis. Et oui, 5000€ mensuel, ça (devrait) donne(r) des obligations.
C'est amusant de voir d'ailleurs que le député de mon département (en l'occurence le Val de Marne) fait partie des mauvais élèves pointés par un calcul très simple fait par un journaliste.
Le calcul peut prêter à discussions, mais bien que simpliste, il donne une petite idée de ce qui se passe. L'idée est de compter sur les dernier 21 mois, le nombre d'interventions public ou en commission. Avec en "goal average" le nombre de rapport & le nombre de questions.
Sur certaines lignes, c'est tellement vide, qu'on se dit que les députés désignés ne sont jamais là.
Sans hurler avec les loups, ni faire croire que tous les politiques sont à mettre dans le même panier (la preuve, certains députés sont extrêmement actifs), il est quand même bon de simplement montrer qui défend ou non notre voix, puisque ces gens ont été élus pour représenter le peuple.
Faites vous votre opinion.
L'article
La liste en pdf
Edit : Title beautifiyng. Je tripe trop cette expression trouvée dans les Inrocks, "les députés UMP restés à la buvette" ;-)
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22 décembre 2008
La fausse écologie bien pensante...
Vu sur le Monde, la construction de panneaux solaires, nécessiteraient l'utilisation d'un gaz 17.000 fois plus nocifs que le dioxyde de carbone en matière de réchauffement climatique...
Ou comment une bonne idée à priori se retrouve être pire que le mal qu'elle est censée combattre...
Ça me fait penser au gaz aérosol que l'on a produit en quantité pendant des décennies, avant de se rendre compte que ça détruisait la couche d'ozone...
D'autres infos passées inaperçues en 2008, bien surprenantes pour la plupart, se trouvent sur cet article du Monde.
Ou comment une bonne idée à priori se retrouve être pire que le mal qu'elle est censée combattre...
Ça me fait penser au gaz aérosol que l'on a produit en quantité pendant des décennies, avant de se rendre compte que ça détruisait la couche d'ozone...
D'autres infos passées inaperçues en 2008, bien surprenantes pour la plupart, se trouvent sur cet article du Monde.
10 juillet 2008
Froid dans le dos
WWF et la ville de Paris, organise une manifestation, en installant 1600 pandas en papier mâché, représentant les 1600 derniers représentants de leurs espèce. Oui, vous avez bien lu, il ne reste plus que 1600 spécimens de pandas dans le monde...
Selon la dernière liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (UICN), un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menacés.
Gosh! Certaines vérités sont bonnes à (ré)entendre, même si je suppose qu'il ne faudra pas longtemps avant de retrouver notre léthargie habituelle...
30 mai 2008
J'ai peur...
... , quand je vois la tournure que prend le monde en ce moment...
Quand je vois un traité international se profilant, ayant pour but d'anéantir toute forme de piratage informatique :
Au final, on se retrouve avec des sites illégaux qui ne rament pas, qui permettent de trouver la plupart des films, cd imaginables, lisibles sur tous les supports. Et de l'autre, on a des solutions commerciales, limitées, et pas du tout interopérables.
Comme quoi il est toujours plus facile (au sens du côté sombre de la Force : plus facile, plus rapide, mais pas plus fort jeune paddawan) de défendre ses intérêts, plutôt que d'innover, se battre pour créer de la nouveauté, de la plus-value.
Et ce qui dégoûte, c'est qu'Internet a eu son succès prodigieux, grâce à la gratuité. Grâce à un certain nombre de standard (souple comme l'HTML), et que tous ces principes, sont constamment attaqués.
J'ai peur car je ne sais pas si les gens en général seront capables de se battre contre toutes ces attaques, vu la lassitude ambiante.
Voila, désolé d'avoir miné le moral.
Et encore, je ne parle pas de l'accord sur les 35 heures remis en cause (puis remis en selle) ou les efforts pour supprimer le statut du fonctionnaire.
La technique utilisée et de promettre des avantages, qui sont difficiles à percevoir, tandis que les risques sont bien présents...
Quand je vois un traité international se profilant, ayant pour but d'anéantir toute forme de piratage informatique :
Ce qui m'énervent c'est que tous ces efforts pour éradiquer le piratage pourraient au contraire être utilisés pour innover, créer de nouveaux services au prix juste, en quelque sorte devancer les techniques des pirates (qui n'ont quand même pas les mêmes moyens).
Contre The Pirate Bay qui prévoit de déployer ses serveurs à l'étranger dès qu'il sera éventuellement fermé, l'accord prévoit aussi d'accorder aux Etats une sorte de compétence judiciaire universelle en matière de piratage, quel que soit le lieu de résidence de l'ayant droit ou le lieu de l'infraction présumée. (source Numerama)
Au final, on se retrouve avec des sites illégaux qui ne rament pas, qui permettent de trouver la plupart des films, cd imaginables, lisibles sur tous les supports. Et de l'autre, on a des solutions commerciales, limitées, et pas du tout interopérables.
Comme quoi il est toujours plus facile (au sens du côté sombre de la Force : plus facile, plus rapide, mais pas plus fort jeune paddawan) de défendre ses intérêts, plutôt que d'innover, se battre pour créer de la nouveauté, de la plus-value.
Et ce qui dégoûte, c'est qu'Internet a eu son succès prodigieux, grâce à la gratuité. Grâce à un certain nombre de standard (souple comme l'HTML), et que tous ces principes, sont constamment attaqués.
J'ai peur car je ne sais pas si les gens en général seront capables de se battre contre toutes ces attaques, vu la lassitude ambiante.
Voila, désolé d'avoir miné le moral.
Et encore, je ne parle pas de l'accord sur les 35 heures remis en cause (puis remis en selle) ou les efforts pour supprimer le statut du fonctionnaire.
La technique utilisée et de promettre des avantages, qui sont difficiles à percevoir, tandis que les risques sont bien présents...
29 février 2008
Monsanto, ton univers impitoyable
Un article d'Eliane Patriarca sur Libé Enquête sur le leader des OGM Monsanto , fait référence à une enquête menée par Marie-Monique Robin, journaliste, qui publie un livre et tient un blog sur le sujet.
On y apprend entre autre, que 90% des brevets OGM ont été déposés par Monsanto.
Et aussi que les études pour démontrer que les OGM étaient "inoffensifs" n'ont pas été faites à cause du principe "d'équivalence en substance". Merveilleux.
Et pour finir, que Monsanto lance une campagne de discréditation, à chaque fois qu'une personne comme la journaliste mène l'enquête.
La journaliste éclaire aussi sur le principal problème des OGM (en dehors d'un éventuel danger pour la santé) :
Outils destinés à imposer un nouvel ordre agricole mondial en assurant l'hégémonie de quelques firmes agrosemencières, les OGM menacent la diversité génétique planétaire et privent les paysans de leur indépendance et du droit ancestral d'échanger les semences.
What else?
Le blog de Marie-Monique Robin : Le monde selon Monsanto.
Et ne ratez pas le documentaire sur Arte le 11 Mars.
30 décembre 2004
White paper contre les brevets logiciels
ObjetctWeb propose un mémo sur les brevets logiciels : les problèmes que ça pose, pourquoi il faut l'éviter.
http://wiki.objectweb.org/Wiki.jsp?page=CWP_SoftwarePatents_French
D'abord, ils expliquent que le brevet n'est pas forcément une chose mauvaise, intrinsèquement. Si cela apporte des bénéfices à la communauté, pourquoi pas. (c'est donc bon pour des domaines techniques, concrets).
Mais ils mettent en cause les brevets pour les idées, les algorithmes, les structures de données en programmation. D'une part ce n'est pas concret, ça bloque l'innovation, et le temps pour passer au domaine publique ne devrait pas être le même que pour les autres domaines, puisque tout bouge plus vite en informatique.
Je quote 2 paragraphes importants.
Le 1er qui décrit comment ça se passe aux EU *avec* les logiciels brevetables :
Le 2ème qui montre le problème institutionnel Européen, car il y a un réel combat de 2 organisations, le Parlement Européen, résolument anti-brevet, et l'Office Européen des Brevets, qui lui suit les désirs des grosses boites, cad des brevets à gogo.
Voila, je suis resté assez longtemps loin de ce pb, me disant ça ne me concerne pas, mais je crois que toute personne qui touchent de près ou de loin à l'informatique doit se sentir concerné...
http://wiki.objectweb.org/Wiki.jsp?page=CWP_SoftwarePatents_French
D'abord, ils expliquent que le brevet n'est pas forcément une chose mauvaise, intrinsèquement. Si cela apporte des bénéfices à la communauté, pourquoi pas. (c'est donc bon pour des domaines techniques, concrets).
Mais ils mettent en cause les brevets pour les idées, les algorithmes, les structures de données en programmation. D'une part ce n'est pas concret, ça bloque l'innovation, et le temps pour passer au domaine publique ne devrait pas être le même que pour les autres domaines, puisque tout bouge plus vite en informatique.
Je quote 2 paragraphes importants.
Le 1er qui décrit comment ça se passe aux EU *avec* les logiciels brevetables :
Le Parlement Européen a récemment confirmé que le logiciel en tant que tel doit demeurer hors du champ du brevetable. Force est de constater qu'outre-Atlantique, la possibilité d'obtenir des brevets de logiciels a surtout des effets négatifs, de plus en plus décriés.
L'analyse économique montre que 10% des budgets de la R&D sont maintenant capturés par les problèmes juridiques. Par ailleurs, on voit apparaître de plus en plus de « racket au brevet », typiquement contre des PME qui préfèreront payer de petites sommes plutôt que d'aller à un contentieux plus coûteux.
La récente affaire Eolas contre Microsoft, où Eolas prétend détenir des droits sur des mécanismes fondamentaux du web, est aussi caractéristique que scandaleuse. C'est une excellente illustration d'un abus courant qui consiste à déposer les brevets discrètement, laisser les tiers utiliser indépendamment les même techniques, et clamer ses droits une fois le travail de popularisation achevé par d'autres.
Cette pratique, manifestement de mauvaise foi, est possible car le degré d'innovation réelle dans les brevets obtenus ne cesse de décroître. Il faut donc craindre l'apparition de systèmes quasi mafieux où la tranquillité judiciaire des petites entreprises serait achetée à des gros bonnets de la propriété intellectuelle.
Le 2ème qui montre le problème institutionnel Européen, car il y a un réel combat de 2 organisations, le Parlement Européen, résolument anti-brevet, et l'Office Européen des Brevets, qui lui suit les désirs des grosses boites, cad des brevets à gogo.
Face à ces constats, il faut s'étonner et s'inquiéter de l'activité de l'Office Européen des Brevets. Au mépris des lois existantes, l'OEB cède au mercantilisme et prône la brevetabilité sans limite. Dans une approche marchande, l'OEB ne rencontre que des industriels soucieux d'obtenir des brevets. L'opinion d'autres acteurs d'avis contrastés semble purement ignorée par l'Office.
Mais l'OEB ne devrait pas être au service de ses « clients », acheteurs de brevets, mais au service de l'économie européenne. A ce titre, il est très surprenant que l'OEB ait fait évoluer sa jurisprudence sans procéder à aucune étude économique (du moins qui ait été rendue publique) sur l'opportunité d'une telle évolution.
Voila, je suis resté assez longtemps loin de ce pb, me disant ça ne me concerne pas, mais je crois que toute personne qui touchent de près ou de loin à l'informatique doit se sentir concerné...
18 août 2004
Guerilla potagère
Guerilla potagère...
A 2 pas de chez moi, s'est créé un endroit assez spécial. J'explique. Autour d'un rond point, dont l'originalité est le maitre mot (ainsi qu'un certain mauvais goût, pour ne pas dire un mauvais goût certain), se découpent donc 4 "espaces". Sur les 3 côtés, vous trouvez des immeubles modernes, ressemblant à des paquebots.
Mais du dernier côté, se trouve un terrain vague. En fait, depuis quelques années, une administration doit construire un batiment ici mais par manque de moyens, ce terrain vague perdure (et perdure aussi le symbole du manque moyens des administrations...)
Mais depuis quelques semaines, les choses ont changé.
De ci de là, fleurissent des pancartes sybilinnes voires obscures : Guerilla potagère, pour un urbanisme à visage humain, la betterave rouge et le radis noir vaincront le capital...
Ma curiosité étant piqué, je m'en fus aux nouvelles. Je partis inspecter ce phénomène.
En approchant du terrain, il y a des marches, renforcés par des surfaces d'ardoises, les parois renforcés par des rivets en bois. Qui que soient ces gens, ils ne font pas les choses à moitié!
Dans ce petit paradis, pays qui lui, ne connait pas le bitume, on pouvait y trouver toute une "animalerie" potagère : les classiques, potiron, carotte, oignons, tomates, salade, pomme de terre, echalottes, ciboulette, menthe, les exotiques : coriandre, thym citronné.
Le plus amusant, sont les petites pancartes qui nomment chacunes des cultures, ainsi que parfois, un petit papier accroché, donnant les bonnes pratiques pour que *ce* légume (ou fruit) aient une évolution optimum.
Chaque culture est entouré par des pierres, qui séparent l'espace cultivé, du reste du terrain vague. Des pancartes sont là pour expliquer les règles du jeu : jardin libre, à toi de jouer, sème ta zone.
<<>>
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D'autres éléments attirent l'oeil : des simples feuilles de papier griffonées. Sur ces feuilles, se trouvent les médias du 21eme siècle pour permettre à tous les paysans en herbe, de se tenir au courant les uns les autres, de qui à pu arroser, de qui à aggrandit le terrain, pour ajouter une nouvelle culture.
Des nouveaux convertis, semblent apprécier également le médium "poétique" que sont le papier & le crayon :
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Je ne peux m'empêcher de donner un apperçu, des ces feuilles, trempées :
Ne tournons pas autour du pot, le but est ici
une tentative de réflexion sur l'alimentation.
Arrive alors 2 individus, qui se dirigent vers le potager. Voila une bonne occasion d'avoir une opinion sur le vif, pour comprendre l'histoire et le but de ce mouvement :
Les 2 personnes m'expliquent que la guerilla jardinière est un mouvement qui est parti en 2003 dans des villes européenne, telles que Londres, Lyon.
Le but est de se réapproprier des terrains laissées à l'abandon, pour mener une réflexion citoyenne sur notre alimentation.
On me parle en particulier d'une association kokopelli, qui a pour but de fournir & protéger les graines les plus purs, des fruits & légumes de nos assiettes. En effet, les agriculteurs sont mainetnant dépendants des gros groupes agroalimentaires. Ils n'ont maintenant plus d'autres choix que d'acheter des graines années après années : les graines fournies en grand nombre, sont stériles, ne permettant pas de faire des graines à partir des fruits de l'année précédente. Diable, nous tenons là notre leçon du jour. Le progrès fait rage, nous vivons une époque moderne (copyright Philippe Meyer).
A 2 pas de chez moi, s'est créé un endroit assez spécial. J'explique. Autour d'un rond point, dont l'originalité est le maitre mot (ainsi qu'un certain mauvais goût, pour ne pas dire un mauvais goût certain), se découpent donc 4 "espaces". Sur les 3 côtés, vous trouvez des immeubles modernes, ressemblant à des paquebots.
Mais du dernier côté, se trouve un terrain vague. En fait, depuis quelques années, une administration doit construire un batiment ici mais par manque de moyens, ce terrain vague perdure (et perdure aussi le symbole du manque moyens des administrations...)
Mais depuis quelques semaines, les choses ont changé.
De ci de là, fleurissent des pancartes sybilinnes voires obscures : Guerilla potagère, pour un urbanisme à visage humain, la betterave rouge et le radis noir vaincront le capital...
Ma curiosité étant piqué, je m'en fus aux nouvelles. Je partis inspecter ce phénomène.
En approchant du terrain, il y a des marches, renforcés par des surfaces d'ardoises, les parois renforcés par des rivets en bois. Qui que soient ces gens, ils ne font pas les choses à moitié!
Dans ce petit paradis, pays qui lui, ne connait pas le bitume, on pouvait y trouver toute une "animalerie" potagère : les classiques, potiron, carotte, oignons, tomates, salade, pomme de terre, echalottes, ciboulette, menthe, les exotiques : coriandre, thym citronné.
Le plus amusant, sont les petites pancartes qui nomment chacunes des cultures, ainsi que parfois, un petit papier accroché, donnant les bonnes pratiques pour que *ce* légume (ou fruit) aient une évolution optimum.
Chaque culture est entouré par des pierres, qui séparent l'espace cultivé, du reste du terrain vague. Des pancartes sont là pour expliquer les règles du jeu : jardin libre, à toi de jouer, sème ta zone.
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D'autres éléments attirent l'oeil : des simples feuilles de papier griffonées. Sur ces feuilles, se trouvent les médias du 21eme siècle pour permettre à tous les paysans en herbe, de se tenir au courant les uns les autres, de qui à pu arroser, de qui à aggrandit le terrain, pour ajouter une nouvelle culture.
Des nouveaux convertis, semblent apprécier également le médium "poétique" que sont le papier & le crayon :
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Je ne peux m'empêcher de donner un apperçu, des ces feuilles, trempées :
Ne tournons pas autour du pot, le but est ici
une tentative de réflexion sur l'alimentation.
Arrive alors 2 individus, qui se dirigent vers le potager. Voila une bonne occasion d'avoir une opinion sur le vif, pour comprendre l'histoire et le but de ce mouvement :
Les 2 personnes m'expliquent que la guerilla jardinière est un mouvement qui est parti en 2003 dans des villes européenne, telles que Londres, Lyon.
Le but est de se réapproprier des terrains laissées à l'abandon, pour mener une réflexion citoyenne sur notre alimentation.
On me parle en particulier d'une association kokopelli, qui a pour but de fournir & protéger les graines les plus purs, des fruits & légumes de nos assiettes. En effet, les agriculteurs sont mainetnant dépendants des gros groupes agroalimentaires. Ils n'ont maintenant plus d'autres choix que d'acheter des graines années après années : les graines fournies en grand nombre, sont stériles, ne permettant pas de faire des graines à partir des fruits de l'année précédente. Diable, nous tenons là notre leçon du jour. Le progrès fait rage, nous vivons une époque moderne (copyright Philippe Meyer).
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