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08 mai 2010

Funeral Blues

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Pour qu'il n'aboie pas, jetez un os au chien.
Refermez les pianos, et qu'un tambour voilé,
Au sortir du cercueil, accompagne le deuil.

Que les avions décrivent plaintivement des cercles,
Et tracent dans le ciel ces trois mots : il est mort.
Ceignez un ruban blanc aux cols des colombes,
Ajoutez des gants noirs aux tenues des agents.

C'était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon Dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant,
Je pensais que l'amour jamais ne cesserait ; j'avais tort.

Les étoiles deviennent importunes, qu'on les éteigne toutes,
Démontez le soleil et remballez la lune,
Videz les océans, balayez la forêt,
Car rien de bon n'arrivera désormais.

C'est une poésie du poète anglais W. H. Auden (1907-1973). Son côté familier est qu'elle est utilisée et dite lors de l'enterrement du film "4 mariages & 1 enterrement".

Cette version est une adaptation personnelle, plus proche de mes goûts, de plusieurs traductions trouvées sur frenchpeterpan.

21 février 2010

Sa seigneurie des arbres

Il comprit que les associations renforcent l'homme, mettent en relief les dons de chacun et donnent une joie qu'on éprouve rarement à vivre pour son propre compte : celle de constater qu'il existe nombre de braves gens, honnêtes et capables, tout à fait dignes de confiance. (Lorsqu'on ne vit que pour soi, on voit le plus souvent les gens sous leur autre face, celle qui nous force à tenir constamment la main sur la garde de notre épée).

Italo Calvino - Le baron perché

04 mai 2008

Poésie routière

Métro en retard,
Encore ce matin,
J'en ai vraiment marre,
Mais ça ne sert à rien.

Notez les rimes riches, les métaphores inventives. De quoi gagner le futur concours de poésie de la RATP ;-)

28 juin 2005

Good morning, nobody !

Si l'on excepte la reformation des Beatles (par spiritisme, hein, pour réussir à entendre John et George), voici l'évènement que vous attendiez le plus au monde, un nouveau post sur le divertimento's blog!

Hum. Bon, sérieusement, on va essayer de se remettre tranquillement à l'écriture de posts inutiles et lu par personne, pour changer ;-)

Il s'en est passé des choses depuis là dernière fois.

Comme je n'ai pas envie de commencer par un post "technique", mais plutôt par un point de repère de ma vie, voici un poème écrit au moment de mon récent déménagement (car comme le disait Holden Caulfied, il faut "bien s'imprégner de l'idée que l'on va partir. Sinon, c'est encore pire" ) :

A l'ombre de tes remparts,
Toi mon château d'adoption,
Tu m'avais pris sous ton aile,
D'affection.

5 ans d'escapades angevines,
Qui m'avait mené d'une ravine,
Aux prairies délicieuses,
D'une joie sereine & lucide.

C'était en Mai,
Il neigeait des poussières de coton.